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Le sport amateur dans l'impasse

Consultant SMO | May 18, 2021

L’inquiétude est grande pour les clubs puisque les compétitions, les entraînements et les événements conviviaux comme les lotos ou stages de fin de saison sont à l’arrêt total. Ce secteur représente plus de 3 millions de bénévoles en France. Mis à l’arrêt pendant plusieurs mois depuis Mars 2020 à cause de la crise sanitaire liée à la Covid-19, l’ensemble du mouvement sportif français se retrouve dans une situation de crise inédite : chute du nombre de licenciés dans les clubs de sport amateurs, pertes financières colossales. Selon une étude d’une start-up stéphanoise, la Centrale du Sport, réalisée auprès de 3 000 clubs, en moyenne, chaque club a annulé en moyenne 10 événements entre mars et juin 2020 pour une perte sèche de 7 000 euros.


Une situation qui touche l’ensemble de la filière

A l’échelle des fédérations, le bilan provisoire s’avère plus ou moins alarmant selon le volume initial des effectifs, mais aussi selon la date d’ouverture et de clôture des inscriptions. Contrairement aux scénarios les plus pessimistes, certains sports limitent les dégâts. C’est le cas par exemple de la Fédération française de football (– 2,78 %), qui revendique déjà 1,75 million de licenciés cet automne, le total le plus important du pays. C’est le cas aussi pour le tennis (– 3,85 %) ou pour le golf (– 3,39 %). Un point commun : tous ces sports peuvent se pratiquer en plein air.

Pour autant, d’autres sports d’extérieur souffrent d’une désaffection plus importante : le ski (– 7,31 %), le cyclisme (– 7,62 %), le surf (– 9,15 %), la voile (– 11,62 %) ou les disciplines de montagne et d’escalade (– 14,31 %). Parce qu’ils supposent des contacts, et donc des gestes guère compatibles avec les règles sanitaires de distanciation sociale, les sports de combat déplorent des chutes encore supérieures. Exemple le plus frappant : – 44,08 % pour la Fédération française de lutte. Dans le même registre, on note – 23,62 % pour celle de karaté ou – 29 % pour celle de judo.

De façon générale, les sports de salle accusent une baisse plus marquée que ceux à l’air libre. Le constat vaut pour le triptyque « BHV » : basket-ball (– 11,27 %), handball (– 15 %) et volley (– 14,9 %). Mais aussi la gymnastique (– 12,23 %), le badminton (– 19,84 %), les sports de glace (– 20 %) dont le patinage.

La fermeture de piscines pour éviter la propagation du virus, mise en place avant le reconfinement, a aussi eu une incidence lourde sur les effectifs en natation (– 25,13 %). Pour sa part, l’athlétisme (– 17,86 %) se trouve dans un entre-deux, certaines de ses disciplines étant d’intérieur, d’autres non.

« Aujourd’hui, pourquoi prendre une licence ? »

« Le vrai incitateur à la prise de licences, ce sont les compétitions et l’accès au club. » Toutes choses impossibles en cette période de confinement. « Aujourd’hui, pourquoi prendre une licence ? »

Le président de la Fédération française de lutte, Alain Bertholom, a sa réponse : dès maintenant, « prenez vos licences, il en va de la survie de vos clubs et de vos fédérations ! », lance-t-il. Le dirigeant espère toujours passer d’une baisse de 44 % à « une baisse globale de 25 % à 30 % » sur l’ensemble de la saison.

 

Créer un modèle vertueux pour soutenir le sport amateur

Dans ce contexte inquiétant, des initiatives apparaissent portées par des clubs professionnels mais également par des sociétés innovantes. En premier lieu, on notera l’opération solidaire imaginée par le Paris Volley. Il propose d’associer plus de 200 clubs franciliens à l’initiative #jouonscollectif dont le mécanisme réside dans l’implication de nombreuses marques qui proposent une remise lors de l’achat d’un produit / service par un licencié d’un club partenaire. Cette somme est alors répartie entre ce dernier et son club. Les marques associées à l’opération sont issues d’univers variés comme la banque, l’énergie, le meuble, l’alimentation, …

Autre exemple, la startup GoMyPartner propose aux licenciés de financer leur adhésion grâce au cashback généré lors de leurs achats.


Comme disait Jigoro Kano, inventeur du judo, « On ne juge pas un homme sur le nombre de fois qu'il tombe mais sur le nombre de fois qu'il se relève. » Il en est de même pour le mouvement sportif qui se relèvera de cette situation inédite grâce à la solidarité et la créativité de son écosystème.

 

 

 

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